Fertilité et pics de glycémie
- aumnaturo
- 17 sept. 2024
- 3 min de lecture
Lorsque nous consommons des glucides, les cellules ß des îlots de Langerhans du pancréas produisent une hormone, l’insuline qui permet de réguler le taux de glucose dans le sang.
Une partie du glucose consommé sera utilisée pour produire de l’énergie, une autre sera stockée sous forme de glycogène dans les muscles et dans le foie pour un usage futur grâce à l'insuline. Le reste sera transformé en triglycérides et stocké dans les adipocytes afin de constituer une réserve d'énergie. Une fois la taille critique atteinte, l'adipocyte se divise afin de stocker plus de triglycérides. Ceux-ci se localisent surtout au niveau du ventre, des hanches et des cuisses.
De manière générales, les pics de glycémie ont de nombreux effets délétères sur notre santé :
Sensation constante de faim et fringales
Fatigue chronique
Sommeil agité
Rhumes
Troubles de la mémoire et des fonctions cognitives
Acné et problèmes de peau
Difficultés à gérer le diabète de type 1 et le diabète gestationnel
Episodes dépressifs
Risques de cancer
Troubles intestinaux
Rides et cataracte...

Et plus spécifiquement, concernant la fertilité :
Les scientifiques ont découvert récemment qu’il existe un lien entre le taux d’insuline et la santé reproductive.
En cas de dérèglement du taux d’insuline, chez les femmes comme chez les hommes, l’organisme en déduit que nous sommes en mauvaise sante et sa priorité n’est pas la reproduction, d’où des risques d’infertilité plus élevés.
Plus notre alimentation provoque des pics de glucose, plus nos taux d’insuline sont élevés et plus le risque d’infertilité est grand.
SOPK et infertilité
Environ 70% de femme atteintes de SOPK ont des troubles d’insulinorésistance et 5% ont une résistance à l’insuline. C'est ce syndrome qui favorise la prise de poids et non l'inverse, c'est pourquoi de nombreuses femmes atteintes de SOPK sont en surpoids et ont du mal à perdre du poids.
Lorsque nous mangeons et que le taux de glucose sanguin augmente, le pancréas sécrète de l'insuline afin d'acheminer le glucose jusqu'aux cellules où il sera stocké.
Quand les cellules deviennent résistantes à l'insuline, le glucose pénètre de moins en moins bien dans celles-ci et le pancréas est donc obligé de sécréter de plus en plus d'insuline pour tenter de faire pénétrer le glucose dans les cellules. L'insuline a également pour rôle de bloquer la dégradation des graisses, donc tant que le pancréas sécrète de l'insuline, les graisses continuent à être stockées, ce qui entraîne une prise de poids.
C'est pourquoi, essayer de limiter ses pics de glycémie aide à soulager les symptômes et désagréments du SOPK.
Le risque de fausse couche est également diminué et la fertilité en est ainsi améliorée.
Résistance à l'insuline et fertilité
L'insuline a une action sur deux hormones produites par le cerveau : la FSH (hormone folliculostimulante) et la LH (hormone lutéinisante) qui ont une action sur les ovaires et permettent d'avoir un cycle menstruel normal.
Un surplus d'insuline réduit la production de FSH et augmente la production de LH, ce qui cause des perturbations de l'ovulation allant d'une ovulation de mauvaise qualité et pouvant aller jusqu'à l'anovulation.
Les anomalies d'ovulation représentent une des causes les plus fréquentes d'infertilité féminine.
Hyperglycémie et fertilité masculine
L’hyperglycémie réduit le nombre de spermatozoïdes viables et provoque des troubles érectiles, il est donc important de limiter ses pics de glycémie.
Comment faire en pratique?
Voici quelques pistes afin de limiter ses pics de glycémie
Manger les aliments dans le bon ordre:
Fibres (légumes)
Protéines
Graisses
Féculents
Sucres
Ajouter des légumes en entrée à chaque repas
Marcher 10 ou 20 minutes dans les 70 minutes après les repas : les muscles vont utiliser le glucose consommé
Optez pour un petit déjeuner protéiné
Morceau de pain avec fromage frais et tranches de poulet
Pomme, amandes, fromage
Tartines de saumon + avocat + tomates
Œufs à la coque avec des mouillettes
Omelette jambon, fromage, épinards
Flocons d’avoine, purée de noisettes, protéines en poudre, yaourt, graines et fruits rouges
Habillez vos glucides: consommez riz, pâtes, pain, fruits... avec des fibres, graisses ou protéines (légumes, beurre, fromages, yaourt à la grecque, œuf, noix, graines...)

Vous pouvez utiliser un ou plusieurs conseils ci-dessus, à adapter en fonction de ce que vous consommez, du moment de la journée, tout en faisant en sorte que manger reste en plaisir.
N'hésitez pas à vous faire accompagner pour aller plus loin, pour adapter des stratégies à votre mode de vie ! Nous mettrons en place un rééquilibrage alimentaire qui vous est adapté, un soutien en compléments alimentaires ou phyto si besoin et évaluerons votre hygiène de vie : stress, sommeil, activité physique...
Références scientifiques:
Zhang, D., Yang, X., Li, J. & al, (2019), Effect of Hyperinsulinemia and Insulin Resistance on Endocrine, Metabolic, and Fertility Outcomes in Women With Polycystic Ovary Syndrome Undergoing Ovulation Induction. Clinique Endocrinol (Oxf). 91(3):440-448. https://doi: 10.1111/cen.14050
Ruobing, L, Chen, S & Li, W, (2024), Progress in the study of the correlation between insulin resistance and infertility, 15:1288326, https:// DOI : 10.3389/fendo.2024.1288326




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